Mercredi 11 novembre 2009
Nicolas Sarkozy a présenté fin septembre son plan « Agir pour la jeunesse ».
Mesure phare du plan : l’extension du revenu de solidarité active (RSA) aux jeunes de 18 à 25 ans ayant travaillé au moins deux ans durant les trois dernières années. Mais le RSA ne sera pas
ouvert aux jeunes n’ayant jamais travaillé. Il s’agit pourtant d’une situation discriminatoire selon le Conseil de l’Europe.
Les 300 000 jeunes chômeurs non indemnisés qui ne remplissent pas les conditions d’éligibilité au RSA en sont donc exclus à cause de leur âge . Il ne reste de l’annonce du président qu’une
extension du RSA « complément de revenu » aux 160 000 jeunes déjà au travail. Pour ces jeunes actifs, c’est un coup de pouce de 50 à 100 euros par mois.
Les 650 000 jeunes diplômés qui tentent d’entrer chaque année sur le marché du travail et les 62 % des jeunes diplômés en 2008 qui n’ont toujours pas trouvé de travail au bout d’un an n'auront,
eux, aucune aide.
Si par ailleurs, on peut se féliciter de l’augmentation de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (qui passe de 100 à 200 euros), peu d’étudiants en bénéficieront du fait de
l’obligation d’établir une déclaration fiscale indépendante.
C'est pourquoi, La Mutuelle Des Étudiants (LMDE) demande le versement à chaque étudiant d’un « chèque santé » qui pourrait être géré par les Crous sur critères sociaux: aujourd'hui 13% des 2 200
000 étudiants n'ont pas de complémentaires santé et 23% renoncent aux soins faute de moyens (enquête LMDE/EPSE, 2008). Plusieurs régions ont déjà eu cette initiative: Picardie, Nord-Pas De
Calais, Champagne, PACA... Dans ces régions une aide forfaitaire de 100 euros environ est accessible pour acquérir une complémentaire étudiante de base sur simple conditions de revenus et à
condition de poursuivre des études dans la région concernée

(il s'agit généralement d'une aide en direction des étudiants boursiers sur critères sociaux).
Par la LMDE en Alsace
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La crise financière s’abat sur notre pays entraînant avec elle une augmentation de la précarité et du chômage. Les jeunes en seront les premières victimes. Le gouvernement ne prend pourtant
aucune mesure d’ampleur pour limiter les conséquences sociales et sanitaires de cette crise.
Les étudiants sont une population très fragile : 23% d’entre eux renoncent à des soins faute de moyens et plus de 13% ne sont pas couverts par une mutuelle. Pour mieux les protéger dans cette
période particulièrement difficile, il est impératif d’investir dans un système de santé solidaire garantissant l’accès aux soins pour tous.
Après avoir mis en place les franchises médicales, le gouvernement fait une fois de plus le choix de faire peser le financement de la sécurité sociale sur les assurés sociaux en taxant leurs
mutuelles, ce qui se répercutera sur les tarifs. La LMDE milite pour un financement pérenne et partagé de la sécurité sociale et demande notamment l’arrêt des exonérations de cotisations
patronales (23 milliards par an) et le paiement par l’Etat de sa dette de 5,6 milliards d’euro.
Dans le contexte actuel, l’unique réponse du gouvernement est le projet de loi HPST (hôpital, patient, santé, territoire). Ce projet est élaboré dans une vision purement économique de la santé
qui ne vise que des restrictions budgétaires. Il consiste en l’alignement de l’hôpital public et sur les logiques de rentabilité du privé. Il prévoit de nombreuses suppressions de postes et des
fermetures d’hôpitaux. La LMDE considère que ce projet de loi ne va absolument pas dans le sens d’un meilleur accès aux soins pour tous et demande que des mesures concrètes soient prises
rapidement :
• Gel de la cotisation obligatoire à la sécu étudiante
• Mise en place d’un chèque santé permettant à chaque étudiant de souscrire à une complémentaire
• Déblocage d’une enveloppe budgétaire pour permettre la transformation des MPU en centre de soins où les étudiants pourront se faire soigner sans avancer d’argent.
La Mutuelle Des Etudiants lance donc une nouvelle campagne afin de faire entendre la voix des jeunes pour la défense d’un système de santé public solidaire et pour porter ces revendications afin
d’améliorer les conditions de vie sanitaires et sociales de tous les étudiants.
le tract de la campagne:link
Par la LMDE en Alsace
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Le gouvernement a dévoilé lundi 29 septembre dernier le projet de loi de financement de
la Sécurité sociale pour 2009 qui se fixe pour objectif la réduction du déficit de l’Assurance maladie. Une des mesures phares est la taxation des complémentaires santé à travers l’augmentation de
la cotisation au fonds CMU.
Une taxe injuste, un projet de loi déséquilibré
La LMDE exprime son inquiétude quant à ce projet. Le gouvernement ne prend pas la réelle mesure des changements nécessaires pour un système de santé plus solidaire et mieux financé. Il est
regrettable que les profits des laboratoires pharmaceutiques ne soient pas plus mis à contribution. Le mode de rémunération et la responsabilité des médecins libéraux n’est d’autre part abordé qu’à
la marge. Enfin, le rééquilibrage du financement à partir des revenus du capital n’est pas prévu.
A défaut d’une volonté politique de réformer l’ensemble du système de santé, le gouvernement veut taxer pour un milliard d’euros les complémentaires santé. Il est faux d’affirmer que cette taxe
sera sans impact pour les assurés. En effet, il ne s’agit pas de taxer les bénéfices mais les adhérents eux-mêmes. La LMDE ajuste chaque année ses cotisations au plus près des prestations. Selon
les principes mutualistes, elle ne dégage pas de bénéfices.
La taxe pénalisera donc fortement les étudiants. Or ceux-ci connaissent des difficultés accrues d’accès aux soins : leur pouvoir d’achat est en berne, 23% renoncent aujourd’hui à des soins et ils
sont déjà 13% à ne pas avoir les moyens de « s’offrir » une garantie complémentaire, soit deux fois plus que les autres catégories de la population.
Les étudiants attendent des mesures concrètes
Pour répondre aux problèmes d’accès aux soins des jeunes, le gouvernement doit prendre des mesures d’urgence. Certaines, comme la mise en place de centres de santé universitaires ont été annoncées
dans le plan santé jeunes et sont en attente. D’autres, comme la mise en place du chèque santé pour l’aide à l’acquisition de la complémentaire santé des étudiants deviennent d’autant plus
nécessaires.
Le gouvernement a dévoilé lundi 29 septembre dernier le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 qui se fixe pour objectif la réduction du déficit de l’Assurance maladie. Une
des mesures phares est la taxation des complémentaires santé à travers l’augmentation de la cotisation au fonds CMU.
Par la LMDE en Alsace
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