
Concernant, le Revenu de solidarité active, étendu aux jeunes actifs, présenté comme la mesure phare du plan d’urgence, l’Unef dénonce une annonce en trompe l’oeil. Les jeunes remplissant les conditions fixées par Nicolas Sarkozy (avoir travaillé au moins 2 ans au cours des 3 dernières années) peuvent déjà bénéficier de l’indemnisation chômage et n’auront ainsi pas le droit de les cumuler avec le RSA.
Pour les 300 000 jeunes au chômage non indemnisés, ils ne peuvent remplir les conditions d’éligibilité au RSA et restent donc sans aucun droit social et exclus à cause de leur âge des minimas sociaux : au final, il ne reste de l’annonce du président qu’une extension du RSA « complément de revenu » pour les 160 000 jeunes déjà au travail.
Pour ces jeunes actifs, il s’agit d’un coup de pouce de 50 à 100 euros par mois en terme de pouvoir d’achat. Nous sommes bien loin de la volonté affichée de faire entrer les jeunes actifs dans un dispositif de droit commun lié au statut de travailleur sans critère d’âge. N’auront droit à rien les 650 000 jeunes diplômés entre chaque année sur un marché du travail sinistré et les 62 % des jeunes diplômés en 2008 qui n’ont toujours pas trouvé de travail au bout d’un an.
D’autre part, si l’Unef se félicite du montant de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (qui passe de 100 à 200 euros), le syndicat craint que peu d’étudiants en bénéficie du fait de la nécessité de disposer d’une déclaration fiscale indépendante.
L’Unef et la Mutuelle des étudiants (LMDE) demandent le versement à chaque étudiant d’un « chèque santé » qui pourrait être mis en place par les CROUS. Enfin, la LMDE regrette que Nicolas Sarkozy n’ait pas relancé son autre promesse de « donner des moyens pour créer des Maisons de la santé étudiante sur chaque pôle universitaire ».
Aujourd’hui 23 % des étudiants renoncent à des soins pour raisons financières, et 15 % d’entre eux n’ont pas de complémentaire santé. (...)
(d'après Anne-Marie Thomazeau /www.viva.presse.fr)
LA MUTUELLE DES ETUDIANTS en ALSACE
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